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Faillites de restaurants en 2026 : ce que disent vraiment les chiffres

Blog MenuOnGo · Mis à jour le

Chaque semaine, un rideau baissé quelque part dans la rue, une affiche « bail à céder » sur une vitrine qu’on connaissait bien. L’impression d’une vague de fermetures n’est pas fausse. Les chiffres la confirment, mais ils disent aussi ce qu’elle recouvre, et ce qu’elle ne recouvre pas.

Avant de s’inquiéter ou de se rassurer, il faut savoir ce que l’on compte.

La carte d’un restaurant posée sur un support à l’entrée

Combien de restaurants font faillite ?

La Banque de France recense 9 796 défaillances d’entreprises dans l’hébergement et la restauration sur les douze mois à fin août 2026, soit une hausse de 8,5 % sur un an (Banque de France). Sur la même période, l’ensemble de l’économie compte 70 766 défaillances, en hausse de 4,8 %. Le secteur va donc nettement plus mal que la moyenne.

Le recul historique est encore plus parlant. À fin décembre 2025, le secteur comptait 9 347 défaillances sur un an, 26,8 % de plus que la moyenne des années 2010 à 2019 (Banque de France). On n’est plus dans un simple retour à la normale après les années d’aides.

Ce que le mot « défaillance » ne dit pas

Une défaillance, au sens de la Banque de France, c’est l’ouverture d’une procédure judiciaire : redressement ou liquidation. Ce n’est pas le nombre de restaurants qui ferment.

Beaucoup d’établissements cessent leur activité sans passer par le tribunal : un fonds vendu, un départ à la retraite, une fermeture décidée avant que les dettes ne s’accumulent. À l’inverse, un redressement judiciaire ne signifie pas toujours la fin : certaines maisons en sortent avec un plan. Les chiffres de défaillance mesurent donc la détresse financière, pas l’ensemble des fermetures.

Qui est le plus touché ?

L’observatoire du GHR, qui s’appuie sur les données d’Altares, apporte le détail par segment (GHR) :

  • La restauration traditionnelle concentre la hausse : 5 419 défaillances sur les neuf premiers mois de 2025, soit +9,3 %, avec un pic au deuxième trimestre (+21 %).
  • La restauration rapide résiste mieux : -3 % au deuxième trimestre.
  • Les débits de boissons suivent la tendance : +9,6 % au troisième trimestre.
  • Environ deux tiers des entreprises défaillantes partent directement en liquidation, sans passer par un redressement.

Ce dernier chiffre est sans doute le plus important pour un restaurateur : la plupart des procédures arrivent trop tard pour sauver l’affaire.

Une carte tenue en main dans un café, avec une tasse sur la table

Pourquoi maintenant ?

Plusieurs mouvements se superposent. Le marché sert moins de repas qu’en 2019 mais compte davantage d’établissements, ce que nous détaillons dans notre état des lieux 2026. Les coûts des produits et de l’énergie sont restés élevés. Et la trésorerie s’est dégradée en fin d’année 2025, en particulier pour les restaurants indépendants et les cafés-brasseries, selon le même observatoire du GHR.

Une partie de la hausse est souvent présentée comme un rattrapage des années où les aides publiques ont retardé des défaillances. C’est plausible, mais le niveau dépasse désormais largement la moyenne d’avant-crise : l’explication ne suffit plus à elle seule.

Les signaux à surveiller

Les difficultés se voient souvent des mois avant la procédure. Quelques signaux méritent une réaction immédiate :

  1. La trésorerie ne couvre plus un mois de charges fixes, et l’écart se creuse.
  2. Les échéances sociales et fiscales commencent à glisser. C’est souvent le premier poste qu’on repousse, et le plus risqué.
  3. Le midi décroche alors que le soir tient : un signe que la clientèle de quartier ou de bureau change ses habitudes.
  4. Le ticket moyen baisse : moins de desserts, moins de vin, plus de plats partagés.
  5. Les fournisseurs réduisent les délais de paiement.

Le tribunal de commerce et les CCI proposent des dispositifs de prévention confidentiels, comme le mandat ad hoc ou la conciliation. Ils sont d’autant plus utiles qu’on les sollicite tôt. Cet article n’est pas un avis juridique ; votre expert-comptable reste le premier interlocuteur.

Réduire les dépenses sans éteindre la vitrine

Quand la trésorerie se tend, le réflexe est de couper tout ce qui ressemble à du marketing. C’est compréhensible, mais votre carte en ligne n’est pas un luxe : c’est souvent ce que regarde un client avant de pousser la porte.

L’offre gratuite de MenuOnGo est pensée pour ces périodes-là. Ce n’est pas un essai qui expire : vos plats, vos prix et vos allergènes restent en ligne, vos QR codes continuent de fonctionner et votre carte reste accessible depuis Google Maps, sans abonnement à payer. Des publicités discrètes peuvent s’afficher sur la carte ; c’est ce qui permet de la garder gratuite. Le jour où vous aurez besoin de plus, vous déciderez ; d’ici là, personne ne vous pressera. Vous pouvez scanner votre carte gratuitement en deux minutes.

Les défaillances dans la restauration, en chiffres

Indicateur Valeur Source
Défaillances hébergement-restauration, 12 mois à fin août 2026 9 796 (+8,5 % sur un an) Banque de France
Défaillances, toutes activités, même période 70 766 (+4,8 %) Banque de France
Hébergement-restauration fin 2025 vs moyenne 2010-2019 +26,8 % Banque de France
Restauration traditionnelle, 9 premiers mois de 2025 5 419 (+9,3 %) GHR / Altares
Restauration rapide, 2e trimestre 2025 -3 % GHR / Altares
Part des procédures ouvertes directement en liquidation environ deux tiers GHR / Altares

Questions fréquentes

Combien de restaurants font faillite en France ? La Banque de France compte 9 796 défaillances dans l’hébergement et la restauration sur les douze mois à fin août 2026, en hausse de 8,5 % sur un an. Ce chiffre comprend les hôtels et ne mesure que les procédures judiciaires.

Une défaillance, est-ce la même chose qu’une fermeture ? Non. Une défaillance correspond à l’ouverture d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Beaucoup de restaurants ferment sans procédure (vente du fonds, retraite, cessation volontaire), et certains redressements se terminent par un plan de continuation.

La restauration rapide résiste-t-elle mieux ? Oui, selon l’observatoire du GHR fondé sur les données d’Altares : au deuxième trimestre 2025, les défaillances reculaient de 3 % dans la restauration rapide, quand elles progressaient de 21 % dans la restauration traditionnelle.

Que faire quand la trésorerie de son restaurant devient tendue ? Agir tôt : faire le point avec son expert-comptable, ne pas laisser glisser les échéances sociales et fiscales, et se renseigner auprès du tribunal de commerce ou de la CCI sur les procédures de prévention confidentielles comme le mandat ad hoc ou la conciliation.


Sources : Banque de France (Défaillances d’entreprises, août 2026 et décembre 2025), GHR (Observatoire, bilan 2025, données Altares et Food Service Vision). Images : Pexels (libres de droits). À jour en octobre 2026.

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